Antécédents médicaux et facteurs liés à la santé qu'un chiropracteur examine généralement lors de la première consultation
Lors de la première consultation, on recueille un objet de la consultation un examen détaillé et l'historique du symptôme principal : apparition, localisation et irradiation de la douleur, intensité, rythme horaire, facteurs aggravants ou apaisants, limitation fonctionnelle et épisodes antérieurs. On examine également les antécédents médicaux et chirurgicaux les antécédents pertinents (ostéoporose, arthrite inflammatoire, troubles vasculaires, fractures ou interventions chirurgicales, grossesse, antécédents récents de cancer ou d’infection), ainsi que les médicaments actuellement pris, les allergies et les traitements déjà essayés.
On examine les habitudes et le contexte de santé susceptibles d'influencer le tableau clinique : profession et ergonomie, activité physique et sport, mouvements répétitifs, qualité du sommeil, stress ou humeur, consommation de tabac et d'alcool, et variations de poids. De plus, on recherche systématiquement DRAPEAUX ROUGES et les contre-indications éventuelles aux techniques manuelles, telles que :
- Perte de poids inexpliquée, fièvre, antécédents de cancer ou infection récente.
- Traumatisme important ou suspicion de fracture.
- Déficit neurologique progressif, anesthésie en selle ou troubles de la fonction sphinctérienne.
- Ostéoporose sévère ou utilisation prolongée de corticoïdes.
- Troubles hémorragiques, traitement anticoagulant ou signes de pathologie vasculaire cervicale.
L'évaluation comprend une inspection, une palpation et des tests de mobilité, ainsi qu'un examen neurologique (force, réflexes, sensibilité, coordination et marche) et des tests orthopédiques axés sur le diagnostic différentiel. En fonction des résultats, on peut envisager examens complémentaires —par exemple, des radiographies ou une IRM— en cas de suspicion d’une pathologie spécifique, de présence de signaux d’alerte ou d’évolution atypique, et, le cas échéant, l’orientation vers un autre professionnel de santé.
Examen physique réalisé par le chiropracteur : posture, mobilité et tests orthopédiques initiaux
Évaluation de la posture
L'inspection évalue la alignement global de la tête, de la ceinture scapulaire, de la colonne vertébrale et du bassin, en vue antérieure, latérale et postérieure. On observe les courbures physiologiques, les symétries au niveau des épaules et des omoplates, l'inclinaison et la rotation du bassin, l'appui plantaire, ainsi que les compensations en position debout et lors de la marche. Des repères anatomiques et des photographies cliniques standardisées peuvent être utilisés pour documenter les asymétries, sans pour autant se substituer aux examens diagnostiques lorsque ceux-ci sont nécessaires.
Évaluation de la mobilité
On explore le amplitude de mouvement mouvements actifs et passifs des colonnes cervicale, thoracique et lombaire, ainsi que des articulations associées (par exemple, la hanche et l’épaule), en évaluant l’amplitude, la qualité du mouvement, la sensation de fin de course, la douleur reproductible et les schémas de compensation. La palpation Il permet de détecter les modifications de la couleur de la peau, de la sensibilité et des tissus mous. Lorsque les symptômes le justifient, des examens neurologiques de base (force, réflexes, sensibilité) sont ajoutés afin de détecter d’éventuels signes d’atteinte radiculaire ou médullaire nécessitant une évaluation complémentaire.
Examens orthopédiques initiaux
Ces manœuvres visent à localiser la structure potentiellement en cause par une provocation contrôlée du symptôme ; elles sont interrompues en cas de douleur intense et leur interprétation s'appuie sur les antécédents cliniques :
- Lasègue (SLR): provoque une tension au niveau du système nerveux lombo-sacré ; une irradiation reproductible peut suggérer une irritation radiculaire.
- Test de tassement: évalue la sensibilité mécanique du tissu neural de la chaîne postérieure.
- Spurling: exerce une compression au niveau des foramina de la colonne cervicale afin d'évaluer la douleur radiculaire.
- FABER/Patrick: cela permet de distinguer une atteinte de la hanche d'une atteinte de l'articulation sacro-iliaque en fonction de la localisation de la douleur.
- Kemp: cela peut indiquer une atteinte des facettes articulaires lombaires ou thoraciques lorsque la douleur locale est reproduite.
- Adams: détecte les asymétries du tronc en flexion dans le cadre du dépistage de la scoliose.
Aucun examen, pris isolément, ne permet d'établir un diagnostic définitif ; on tient également compte des “DRAPEAUX ROUGES” (déficit neurologique progressif, douleur nocturne non mécanique, symptômes systémiques, entre autres) afin de déterminer s’il convient de procéder à une orientation vers un spécialiste ou à des examens complémentaires.
Évaluation neurologique de base réalisée par le chiropracteur lors de la première consultation : sensibilité, réflexes et force musculaire
Exploration de la sensibilité
Lors de la première consultation, on examine différents types de sensibilité cutanée afin de détecter d'éventuelles anomalies neurologiques. On évalue dermatomes de manière comparative bilatérale à l'aide de stimuli tels qu'un effleurement léger, une pression, une piqûre légère, la température et une vibration ; on peut également évaluer la proprioception en doigts. On observe des schémas de hypoesthésie, hyperesthésie, les dysesthésies ou l'allodynie et leur localisation, ce qui laisse supposer une éventuelle atteinte radiculaire ou des nerfs périphériques. Le contexte clinique (douleur, durée de l'évolution, variabilité quotidienne) est pris en compte pour interpréter les résultats avec prudence.
Réflexes ostéotendineux
L'évaluation des réflexes profonds vise à détecter des modifications au niveau de la voie motrice et des segments médullaires. On examine généralement les réflexes bicipital (C5–C6), brachioradial (C6), tricipital (C7), rotulien (L3–L4) et achilléen (S1), en tenant compte de leur symétrie et à une échelle clinique (par exemple, de 0 à 4+). La présence d’un clonus persistant ou de signes tels que ceux de Babinski ou d’Hoffmann est considérée comme indicative d’une éventuelle signes d'un neurone moteur supérieur. Des facteurs tels que le stress du patient, la température ou certains médicaments peuvent modifier la réponse ; c'est pourquoi plusieurs répétitions sont effectuées et les informations sont intégrées au reste de l'examen.
Force musculaire et myotomes
La force est évaluée à l'aide de tests manuels comparatifs par groupes musculaires, en les mettant en relation avec myotomes segmentaires (par ex. : abduction de l'épaule C5, flexion du coude C6, extension du coude C7, pincement digital C8–T1, flexion de la hanche L2–L3, extension du genou L3–L4, dorsiflexion de la cheville L4–L5, extension du gros orteil L5, flexion plantaire S1). On peut utiliser la échelle MRC de 0 à 5 On observe si la douleur entrave l'effort, ainsi que la présence d'une atrophie ou de fasciculations. Des déficits marqués, des asymétries significatives ou une aggravation progressive sont considérés comme des signes pertinents qui nécessitent une évaluation clinique minutieuse.
Dans quels cas un chiropracteur peut-il prescrire des radiographies ou d'autres examens complémentaires lors de l'évaluation initiale ?
Lors de l'évaluation initiale, un chiropracteur peut envisager de prescrire des radiographies ou d'autres examens complémentaires lorsque l'anamnèse et l'examen physique suggèrent une pathologie spécifique ou un risque de complications, mais pas de manière systématique en cas de douleurs musculo-squelettiques non spécifiques ne présentant aucun signe d'alerte. L'indication doit viser à confirmer ou à écarter des affections potentiellement graves et à orienter des décisions sûres, en optimisant l'équilibre entre le bénéfice diagnostique et l'exposition aux rayonnements.
Ce sont des indications courantes lorsqu'il y a DRAPEAUX ROUGES comme :
- Déficit neurologique progressif, anesthésie en selle, rétention urinaire ou incontinence : suspicion de syndrome de la queue de cheval ou une compression médullaire.
- Traumatisme de forte intensité, chute importante, douleur aiguë chez les personnes souffrant d'ostéoporose ou suivant un traitement prolongé aux corticoïdes : risque de fracture ou d'instabilité.
- Fièvre, frissons, douleur nocturne disproportionnée, immunosuppression ou consommation de drogues par voie intraveineuse : suspicion de infection (par exemple, la spondylodiscite).
- Perte de poids involontaire, antécédents de cancer, douleur persistante au repos ou nocturne : suspicion de néoplasie.
- Déformation structurelle manifeste ou progressive, ou signes suggérant des anomalies congénitales/dégénératives importantes.
- Radiculopathie accompagnée d'une faiblesse marquée ou de signes sévères d'irritation nerveuse.
Le choix de l'examen dépend de l'objectif clinique : radiographies simples pour évaluer les fractures, l'alignement et l'instabilité ; IRM pour les tissus mous, les disques, la moelle épinière et les racines en cas de déficits neurologiques ou de suspicion d'infection/néoplasie ; tomodensitométrie lorsque des détails osseux plus précis sont nécessaires ou si la radiographie n’est pas concluante ; analyses sanguines (par ex., hémogramme, VSG/CRP) en cas de suspicion de processus infectieux ou inflammatoire ; et, dans certains cas, une ostéodensitométrie en cas de fragilité osseuse potentielle ou des examens électrodiagnostiques lorsque l’atteinte radiculaire n’est pas clairement délimitée sur le plan clinique. Ces décisions doivent respecter le principe ALARA en matière de radiothérapie, conformément aux compétences et autorisations prévues par la réglementation locale, et sur la base d'une justification clinique documentée et, le cas échéant, d'une coordination avec d'autres professionnels.
Signaux d'alerte et motifs de consultation médicale qu'un chiropracteur examine avant de proposer un traitement
Signes et symptômes nécessitant une consultation médicale urgente
- Déficit neurologique progressif: faiblesse motrice progressive, hypo/aréflexie marquée, ataxie ou anesthésie en “ selle ”.
- Troubles des sphincters (rétention ou incontinence urinaire/fécale) et anesthésie périnéale: suspicion de syndrome de la queue de cheval.
- Douleur soudaine et intense après traumatisme important ou en présence de ostéoporose ou un traitement prolongé à base de corticoïdes : risque de fracture vertébrale.
- Fièvre, frissons, douleur nocturne d'origine non mécanique, consommation de drogues par voie intraveineuse ou immunosuppression : risque d'infection rachidienne (ostéomyélite/discite).
- Perte de poids inexpliquée, antécédent de cancer, douleur persistante qui ne s'atténue pas au repos : envisager une néoplasie.
Anomalies vasculaires ou neurologiques contre-indiquant la manipulation et nécessitant une orientation vers un spécialiste
- Douleur cervicale accompagnée de signes d'ischémie vertébro-basilaire (diplopie, dysarthrie, vertiges intenses, nystagmus, ataxie, “ drop attacks ”, paresthésies bilatérales) : suspicion de dissection artérielle ou d’insuffisance vertébrobasilaire.
- Douleur lombaire/abdominale pulsatile présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou une hypotension : possible anévrisme de l'aorte abdominale.
- Céphalée nouvelle et intense en cas de raideur de la nuque, de fièvre, de déficit neurologique focal ou d’altération de l’état mental : il convient d’exclure une pathologie intracrânienne ou une méningite.
Cas dans lesquels une prise en charge médicale conjointe est recommandée avant le recours à la chiropraxie
- Grossesse accompagnée de douleurs lombaires atypiques associé à des saignements, une hypertension marquée, un œdème soudain ou une céphalée intense.
- Anticoagulation ou troubles de la coagulation : évaluer le risque d'hématomes lors des techniques manuelles.
- Maladies inflammatoires systémiques actives (par exemple, polyarthrite rhumatoïde avec instabilité cervicale possible, spondylarthrite en phase aiguë).
- Ostéoporose sévère o métastases osseuses connues.
- Une nouvelle douleur chez les personnes très âgées (<20 o>55) présentant des caractéristiques atypiques ou systémiques.
- Chirurgie rachidienne récente o injection épidurale récente: risque de complications nécessitant une évaluation médicale préalable.